Roxanne du Lac ( Laetitia Marie)

lundi 4 août 2014

Golo




J'me présente, Herbert Golo.
J'suis Titi pas parisien. 
Paris, Hyène. Paris, Chienne. 
Je parcours Paname et son macadam. 
Péris féerie !
Métro gnomes, 
Métro, plein de mots,
Mes « trop plein » de Parigots.
Têtes de maux.
Je graffe E.T pour trouver maison. 

Sur les quais, j'encre en Seine. 
Va pas te mouiller, petit !
Gare aux flaques !
Gare aux gouilles !
Gare aux flics !
Gare aux gargouilles !
Écoute mon ventre creux...
Gardes de mes...J'ai pas la trouille !
Je bouffe du gueux à longueur de nuit.

Les gares grouillent de vide et hauts-fonctionnaires.
Saint hasard du Con par masse ?
Marre du Porc et de la Peste !
A mort, Pions à la Merci d'une raie publique! 
Austère liste de mes trouvailles. 
Pardonnez-moi si je déraille! 
J'ai pas de train, je suis en pétard. 
Ça me rend malade, ça me rend crevard.
Je veux boire du vert, 
Mettre un terme au mètre limité... au cul de Notre-Dame. 

Inconnu, éclaire ma lampe terne !
Tu rêves Herbert ! 
Les mots filent dans les artères de Paris. 
Vas pisser le sang de ta colère le long d'un réverbère !
Paris et mes bobos : celui qui pense, ment.

Paris de toi à moi ;
Et moi sans toit.

Dormeur du canal à mourir de rire
Un pari par vie pour unique Défense. 
Paris tue ses pairs,
Paris tragique, Paris comique,
Paris Cid. 
A Paris, Golo se promène, attend sa chute...
Langue de bois, j'suis artiste bûcheron.
Paris scie l 'âme au nez !


Laetitia Marie
(4 Août 2014)

samedi 7 juin 2014

Au grenier des décapités






Dans ce grenier, il y avait un démon, c'était donc vrai!
Depuis son arrivée, elle n'avait pas pris le temps de s'occuper de ces cartons entreposés, là, dans le noir. Des bibelots en boîte, des conserves "souvenirs", il suffisait d'éventrer ces cartons pour retrouver une mémoire servie sur un plateau d'argent, simple reflet de ses cheveux blancs. En les ouvrant, elle découvrit avec stupeur les cadavres de ses chérubins.
Diantre! Tous les anges étaient décapités! 
Elle ne rêvait pas: le sort était le même pour toutes les petites statuettes. Chacune de ces boîtes dissimulait sous un linceul de papier journal, la triste nouvelle. 
Que voulait ce démon, se faire une soupe aux cheveux d'ange?
Un seul avait survécu au massacre. Il demeurait sur une étagère, là, au rez-de-chaussée. L'oublié aux ailes coupées, n'était pas parvenu à s'envoler jusqu'au grenier des décapités.

vendredi 30 mai 2014

Paris Fantastique de Rodolphe Trouilleux




Rodolphe Trouilleux, c'est un Mercier, un Restif de la Bretonne du XXIe siècle ...
Il ne raconte pas, il vit et nous fait vivre ces histoires merveilleuses, bizarres, incroyables !
Je vous conseille vivement ce livre aussi remarquable que son auteur. Laissez-vous emporter par sa magie et vous découvrirez un "Paris Fantastique"! (LM)




Paris Fantastique
Rodolphe TROUILLEUX

Dans Paris macabre (Le Castor Astral, 2012), Rodolphe Trouilleux proposait déjà une géographie du pittoresque et de l’incroyable. Toujours animé de ce goût de l’étrange et vu le succès du livre, l’auteur a voulu poursuivre sa quête du merveilleux parisien. Rodolphe Trouilleux sort ainsi de nouvelles affaires, toutes authentiques, découvertes en fouillant des masses archives et divers grimoires devenus introuvables. Livre en main, le lecteur peut ainsi partir à la rencontre d’un « folet » napolitain ou d’un fakir birman, comprendre pourquoi Bichat perdit, puis retrouva sa tête. Il peut chasser le lapin au Père-Lachaise, entendre des voix tirées du néant ou croiser un pharmacien astronome. Bien d'autres récits, contés avec précision et humour par Rodolphe Trouilleux, détective de l'histoire, attendent l’amateur d’insolite. Grâce à des localisations géographiques précises, le Parisien néophyte autant que l’arpenteur obstiné partiront, sourire aux lèvres, à la découverte des affaires les plus bizarres et incroyables des rues de la capitale.

mercredi 28 mai 2014

La  violence  est un cadre de vie nauséabond qui emprisonne la toile, vole l' identité du portrait, massacre ses couleurs naturelles. Aidez l'oeuvre fragilisée à retrouver ses expressions d'origine, libérez-la du cadre!


LM (mai 2014)

mardi 20 mai 2014

A ton absence!

Perdus les mots,
Perdues mes insomnies, 
Mon coeur en lambeaux; 
Soupirs etouffés par l'agonie. 
Les nuits sont sombres, les jours obscurs, 
Je tends ma main vers le firmament. 
Pluie de pavés en sépultures
Coulent les larmes de Satan. 
Allez l'ami, cicatrise mes blessures!
Emporte-moi vers tes sentiers battus!
Enivre-moi de tes alcools défendus!
Perdue la passion, 
Perdu le chemin, 
Je cherche ma route sans prétention
Dans la profondeur de tes yeux divins. 
Venin de mes incertitudes, 
Je divague sous l'emprise de ton absence. 
Assassin de ma béatitude, 
Je m'accroche aux promesses de la magnificence. 
Où sont les splendeurs de mes souvenirs ? 
Quand résonne le silence de mon avenir. 

LM Les pieds ailés au coeur désemparé
Une candidature spontanée, c'est quoi? c'est écrire une lettre dans un parc pour enfants, jouer avec eux, se tromper une fois, se tromper deux fois, ne pas pouvoir se tromper une troisième fois car tu n'as plus de papier... sortir du parc, voir son nom et réaliser qu'il était évident de se tromper au jardin des éléphants.
LM (mai 2014)
L'écran de mon ordinateur devient vert et rose, je crois que je suis connectée à une planète extraterrestre pendant la saison des amours.
Roxanne Du Lac (LM) 13 mai 2014